Abstract

This article examines discussions of Parisian hôtels particuliers (townhomes) in eighteenth‐century texts on architecture and mœurs (mores). It focuses on how exterior decoration was used to comment on the social order and on the relationship between public and private and shows how both were undergoing transformations in the eighteenth century. Exterior decoration meant to indicate the rank of the inhabitant was increasingly obscured by the practices of the wealthy, regardless of rank. The exterior of the townhome was a visible boundary between public (the street) and private (the home); it was also the entrance to residences that often combined private and public functions. Luxury townhomes housed government officials, some of whom bought their public offices. On the Right Bank, many townhomes were built by financiers, who lent privately held funds to the state. In written texts, multiple concerns about the instability of status and wealth focused on townhomes. These texts played a role in the articulation of a public realm completely differentiated from private ownership.

Cet article traite les hôtels particuliers parisiens dans les écrits sur l'architecture et les mœurs au dix‐huitième siècle. Il vise en particulier le débat sur le décor extérieur des hôtels, qui touchait sur des catégories en pleine transformation : l'ordre social et le bien public. Selon les règles de l'architecture, le décor extérieur doit indiquer le rang du résident, mais les riches ne tenaient plus compte des règles. L'extérieur de l'hôtel était en même temps la frontière visible entre l'espace public (la rue) et un espace qui combinait souvent le public et le privé. Les officiers du gouvernement se logeaient dans ces résidences, avec leurs familles et leurs employés. Sur la Rive droite, les financiers faisaient construire des hôtels utilisant les bénéfices des emprunts privés faits à l'Etat. Dans la deuxième moitié du siècle, les hôtels des financiers étaient critiqués comme des bâtiments privés qui nuisaient au bien public. Dans les textes sur l'architecture et les mœurs l'hôtel fonctionnait comme un symbole de l'instabilité du rang et de la richesse. En ce faisant, il a contribué à délimiter un espace public séparé complètement du domaine privé.

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